mercredi 22 décembre 2010

Révisions de latin, jour 3

Alors, pour le présent, ça donne...
Exspecto patronum, exspectamus patronos, patronus expectatur, patroni exspectantur...




Quelque chose me dit qu'à ce rythme là, pour rattraper un semestre entier de latin, ça va être dur.

La prochaine fois, nous verrons l'étymologie de "Expelliarmus" via l'étude de la localisation et des verbes de mouvement.

Sinon, pour ceux qui souffrent le même calvaire que moi et qui veulent quelque chose d'un peu plus constructif, je peux conseiller ce site.

mercredi 1 décembre 2010

Et vous, que vivez-vous de beau à l'université?

Reçu via un mail de la fac:

"Le concours « Beau à savoir » , c'est bon à savoir... ok, je sors."

(alors déjà, les gens qui rédigent les mails de la fac qui tentent de faire de l'humour, je trouve ça un peu effrayant)

"Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a lancé le concours «Beau à savoir» à destination des étudiants des universités. ET VOUS, QUE VIVEZ-VOUS DE BEAU A L'UNIVERSITE ? Ce concours permet aux étudiants d'illustrer et de valoriser leur vie universitaire en vidéo, en photo ou en mots..."

Magnifique. Splendide. Même plus besoin de payer des professionnels pour faire de la propagande en faveur de l'université, les étudiants n'ont qu'à s'atteler eux-même gratuitement à la lourde tâche de redorer l'image -à juste titre- négative qu'a le Français moyen des conditions de vie des étudiants.


Pour l'occasion, un aperçu de ce que je vis de "beau" à l'université (mais qui ne sera surement pas très apprécié par les commanditaires du concours).

Suivons l'ordre chronologique et commençons par le lundi. Lundi est le jour du cours de stylistique. Qu'est-ce qu'un cours de stylistique me demanderont ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un jour fait une fac de lettres? Eh bien, voilà une excellente question. Lors de notre premier cours, pour présenter sa matière, notre professeur nous a affirmé que le stylisticien, comme le paléontologue, analysait de la merde.
En fait, il aurait pu trouver des trucs un peu plus passionnants à nous dire sur sa matière s'il n'avait pas préféré parler essentiellement de lui, et tout particulièrement nous démontrer l'immense estime qu'il a de lui-même, de ses capacités rhétoriques, et étaler son mépris pour la frange de la population qui ne lit pas Proust. Se prenant pour un prophète venu nous apporter la bonne parole, notre professeur de stylistique s'est auto-surnommé Saint Stéphane.
La seule façon que j'ai trouvée de rendre son cours supportable est de parier à l'avance sur la couleur du polo qu'il portera. Le jour où le dessin ci-dessous a été réalisé, j'avais gagné en devinant très précisément le vert anis.

Le mardi est le jour de la littérature comparée. Il faut savoir que les profs de littérature comparée sont méchants. Tous. Même les étudiants n'étant pas inscrits en lettres modernes ont tous déjà entendu parler de mon prof de littérature comparée de cette année. Son portrait n'est pas encore fini pour la simple raison que dessiner pendant son cours est trop dangereux. Mais ça viendra.

Sautons au vendredi, parce que pour ce jour-là l'illustration est prête. Le vendredi est le jour de la Méthodologie de la Dissertation Littéraire (avec des majuscules, ça fait encore plus peur). En gros, on a une citation de deux à six lignes portant sur la littérature, et faut écrire six pages là-dessus. Par exemple "Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football, de boxe ou de tennis. Le match nous donne en effet l'idée la plus exacte de que qu'est le théâtre à l'état pur: antagonismes en présence, oppositions dynamiques, heurts sans raison de volontés contraires". Voilà.
Heureusement, on a un prof cool et il parvient à nous suggérer avec humour le plan à adopter pour la dissertation. Ici, la deuxième partie sera dictée par le fait qu'un joueur de foot, contrairement à un comédien, ne va pas s'arrêter en plein milieu du terrain pour déclarer: "Ca y est. J'ai le ballon. Que vais-je faire avec ce ballon?" ou peut-être que c'était la troisième partie, mais très franchement, on s'en balance. Que ce soit dans uns deuxième ou une troisième mi-temps, on voit mal un footballeur se livrer à un monologue hamletien alors que l'adversaire va tenter de lui piquer la balle.

Et la méthodologie, c'est d'autant plus difficile que c'est le dernier cours avant le week-end. Parlons-en justement du week-end. Pour un étudiant,le week-end n'est jamais rien que la conséquence de la semaine passée (ça semble pas très clair dit comme ça, hein? C'est bon, vous avez bien compris que pour ceux qui comprennent pas, y'a des illustrations). Mes semaines passées tendent toutes à présenter les mêmes éléments: voisines roumaines à la voix très haut perchée qui discutent jusqu'à très tard dans les couloirs; voisine qui passe ses soirées jusqu'à des heures pas possibles à bavarder par webcam; matelas qui grincent dans toutes les chambres dès que quelqu'un se retourne; réveils qui sonnent à des heures diverses à variées, mais que j'entends tous, un à un. Ajoutez à ça une tendance à l'insomnie qui fait que si on me réveille à minuit et demie, je ne me rendors pas.
La conséquence, c'est que le samedi après-midi, quand je sors enfin de ma chambre, ça ressemble grosso merdo à ça:



Sinon, ce que je vis de beau à l'université.. ben... Vous avez vu? Il neige.

mercredi 17 novembre 2010

Cet article est un eunuque décapité

Quand je tape « http://por » dans mon navigateur, le premier site suggéré est http://www.marmiton.org, avant http://portail.univ-st-etienne.*


Je m'ennuie tellement que j'ai regardé ma boite mail de la fac.


Windows live n'est pas au courant qu'il y a deux « r » à « courrier »


En glandant sur facebook, je suis tombée sur les mots « chocolat blanc aux éclats de speculoos ». Je pense que ceci alimentera longtemps mes fantasmes. A défaut de mon estomac.


Je trouve on ne peut plus agaçante cette mode anti-écologique de l'emballage individuel pour les goûters. Seuls les finger y échappent. Peut-être parce qu'une fois qu'on a ouvert un paquet de finger, on le finit dans la foulée.


Mon frère, normalien, 16° national à l'agrégation de mathématiques, présente prochainement sa soutenance de thèse. En conséquence, il s'inquiète pour son avenir.


Akinator a trouvé du premier coup le lapin tueur des Monty Python. En revanche, il n'a trouvé Eusèbe qu'après m'avoir suggéré le canard de canard WC.


Playlist: Dionysos, La Panique mécanique et Tais-toi mon coeur

The Who, Behind blue eyes

The Clash, Career oppotunities

Manic street preachers, His last painting

U2, One.


Playlist de mon voisin: Offspring, The kids aren't alright

Red hot chili peppers, Otherside

Genesis, Jesus he knows me


Non pas que je n'aime pas, mais moins de cinq fois dans la journée, ça passerait mieux.


Nan, en fait, j'avais juste envie de faire un article qui puisse porter ce titre.

dimanche 7 novembre 2010

To be continued....?

Bon. J'étais trop bien partie pour ne pas vous livrer l'épisode suivant de mes aventures. Je viens de le trouver glissé sous ma porte en arrivant, dans une jolie enveloppe blanche avec un logo bleu marqué ALLOCATIONS FAMILIALES.

Madame,

Vous nous avez informe de votre retour dans votre logement

Vous nous avez informe que vous ne conserviez pas votre logement pendant les vacances.
Nous avons donc étudié vos droits. Ils changent à partir du 01.01.2010.

Il apparait après calcul que pour
L'ALLOCATION DE LOGEMENT SOCIALE (ALS)
vous avez reçu ***,**
alors que vous aviez droit à ***,**.

NOUS VOUS DEVONS ***,**.
Vous recevrez prochainement la somme de ***,**.

Recopié en respectant le choix parfois surprenant de présence ou non d'accent, de ponctuation, de passage à la ligne et de majuscules (merci, merci mille fois d'écrire en gros que pour une fois c'est vous qui me devez de l'argent. Merci de confirmer que vous allez me le rembourser).
EDIT: je m'en rends compte en relisant le message, j'ai également respecté la présence de fautes d'orthographe dans leur courrier... On dit bien entendu "vous nous avez informéS". Je pourrais surement trouver un tas de jeux de mots vaseux sur la notion d'informité, mais passons.

Pourquoi le crous n'a pas tilté en voyant que je recevais moins d'aides que la somme habituelle, je n'en sais rien. Pourquoi mes droits changent au premier janvier alors que j'ai commencé à toucher l'aide au logement le 1er janvier, non plus
.
Comment ils se sont rendu compte qu'ils s'étaient plantés alors qu'ils ne s'en rendaient pas compte au moment de traiter mon dossier de l'an dernier, pas la moindre idée.

De toute façon, un miracle ne s'analyse pas.
J'envisage juste de demander en mariage la personne qui a hérité de mon dossier cette année. (Si c'est un homme. S'il s'avère que c'est une femme, alors c'est une fée, et je lui demande si je peux l'adopter pour marraine).


lundi 1 novembre 2010

Démenti

Oui, je m'excuse. Oui, je regrette. Oui, j'ai honte. Pardon, pardon, mille fois pardon pour toutes les horreurs que j'ai pu écrire sur ce blog à ton propos, lumière de mes jours. Pardon de t'avoir moquée, insultée, bafouée, trainée dans la boue. Pardon de ne pas avoir eu foi en toi, ô étoile de tout un peuple.

Ô toi la seule, l'unique, la bien-aimée Caisse d'Allocation familiale, daigne accepter mes excuses le plus profondes et laisse-moi de grâce te prier humblement d'avoir le privilège de te vénérer à jamais.

Toi qui dans ton infinie bonté a traité mon dossier de demande d'aide au logement en sept jours. Sept.

Vous me direz, en sept jours y'a largement le temps de créer l'univers et de réussir quand même à se reposer un peu. Mais là, en plus, il s'agit de sept jours pendant les vacances scolaires. Même Dieu n'en aurait pas fait autant. En fait, lui bosse six jours d'affilée et le septième, il roupille devant téléfoot avec une bière à la main, tandis que la Caf passe six jours à se préparer intensément, et le septième, accomplit des miracles.

D'ailleurs, si l'un d'entre vous connait le nom du saint patron des Administrations et autres Aides Sociales, je suis preneuse.
Si vous connaissez un grossiste qui vend des cierges à la tonne également, dites-lui que j'achète son stock.
Et puis de l'encens aussi.
Et s'il y a une quelconque bestiole que vous voudriez me voir égorger sur le très-saint autel de la Bureaucratie, envoyez.
Ou sinon, je veux bien faire des guirlandes de fleurs en papier et les accrocher devant la porte de la caf de St Etienne.

lundi 27 septembre 2010

Chose promise, chose due.

(mais vaut mieux pas préciser quand)







(si, c'est lisible, suffit de cliquer...)


La suite viendra. Promis.

dimanche 12 septembre 2010

Nouvelles du front.

Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, on a un jour commis l'erreur de me dire que d'illustres inconnus aimaient bien mon style d'écriture.
C'est un peu dommage pour les gens aimant les textes constructifs parce que je prends ça comme un encouragement à continuer à écrire des trucs qui veulent rien dire.
Bon, bon, on sait, j'aurais pu trouver plus utile à dire parce que les retraites tout ça, suppression de postes des profs, les élèves de maternelle ils sont à 30 par classe et moi j'appelle ça de la maltraitance, et puis le crous c'est des enfoirés et si, comme c'est mon cas ils vous doivent des sous, plaignez-vous tous les jours pour qu'ils vous les remboursent immédiatement au lieu de chercher par tous les moyens à les garder pour se faire des intérêts dessus.
Tout ça, quoi.
Excusez-moi, je suis fatiguée.
Je ne me sens pas vraiment en position de protester contre ce que le monde peut vouloir nous imposer, je n'ai pas besoin de lui pour ça.
Peut-être que si.
Vous ne comprenez déjà plus rien, hein? Rassurez-vous, moi non plus. Je comprends plus rien à aucun des textes latins de niveau "grands débutants" avec lesquels je m'efforce de réviser avant de rattaquer demain matin, 9h30, l'étude de cette belle langue; belle si l'on la juge selon les critères baudelairiens où le poète, comme le soleil, vient embellir ce qui est vil et de la mort fait son idéal.
Parce que le latin, oui, c'est un peu comme la charogne baudelairienne.
Ca pue.
Et moi je suis comme le port d'Amsterdam.
Jacques Brel m'a peut-être dédié une chanson, mais je suis quand même vachement polluée.
Pendant ce temps, mon voisin du dessus a des occupations plus concrètes que moi. Pendant que je manie les mots pour construire des phrases, il manie le marteau pour construire je sais pas trop quoi, mais c'est un truc qui se cloue. Vigoureusement.
Détachons-nous de ce présent bruyant et pensons au lendemain.
Demain je compte remettre les pieds dans un cours d'allemand. Demain je compte m'inscrire au sport.
Aïe, ça fait un peu beaucoup en deux phrases... Vous êtes toujours là? j'aurais peut-être dû y aller plus progressivement.
Eh bien, oui, je le confesse, je me suis levée un matin en me disant qu'il pourrait être fort utile, surtout en habitant la cotonne, d'être capable de monter une côte à pied sans cracher ses poumons; après, pour ce qui est d'apprendre à rattraper une balle, non, mes bonnes résolutions ne vont pas jusque là. Vous aviez qu'à pas la lancer si vous vouliez la récupérer, hein.
De même, il me semblait qu'il pourrait être fort utile de réussir à tenir une conversation avec allemand. Parce que pour l'instant, s'il y en a un qui me demande où sont passées les fleurs du jardin, je saurai lui répondre que c'est un cochon d'Inde berlinois qui les a mangées après s'être échappé de sa cage pour aller se promener à vélo de la porte de Brandenbourg jusqu'au parlement; mais à part ça...
A part ça je tenais à signaler que je suis toujours vivante, le monstre du loch ness ne m'a pas mangée, les monstres du loch maree, eux par contre m'ont dévorée vive, mais à force de litres d'apaisyl j'ai pu m'en remettre. Les explications à cette sentence opaque arriveront bientôt en version illustrée. (maintenant que c'est promis, je peux plus reculer, faut que je les fasse...)